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La Vieille Ville d’Oran : Sidi El Houari, ce qu’on y voit vraiment

Le plus vieux quartier d’Oran est aussi le moins préparé pour les touristes. Voici ce qu’on y voit, ce qui se visite et ce qui reste fermé.

Réserver le passage en scooter 🛵

Ou lisez d’abord comment monter au Fort Santa Cruz, juste au-dessus du quartier.

L’ancienne cathédrale du Sacré-Cœur d’Oran, sur le chemin de la Vieille Ville
Sur le chemin de la Vieille Ville : l’ancienne cathédrale du Sacré-Cœur d’Oran.

Où

Au pied du Murdjadjo

Sur le versant est de la montagne, entre le fort Santa Cruz en haut et le vieux port en bas.

Ce qu’on y voit

63 monuments

Dont 23 classés : 13 mosquées, deux anciennes églises, une zaouïa, des maisons espagnoles et des remparts.

Ce qu’on ne garantit pas

Les intérieurs

Plusieurs monuments sont fermés ou fragiles. Chaque intérieur se vérifie sur place, le jour même.

Le plus vieux quartier d’Oran, en bref

Sidi El Houari porte le nom du saint patron d’Oran. C’est l’ancienne Casbah de la ville, son premier centre-ville.

Le quartier s’accroche au versant est du Murdjadjo, entre la montagne et le vieux port. Santa Cruz domine tout cela, environ 400 mètres plus haut.

Le saint, Mohammed Ben-Omar El Houari, serait né vers 1350 et mort en 1439. Érudit soufi, il a étudié à Béjaïa, enseigné à Fès, puis fini prédicateur à Oran.

Ce qu’on y voit à pied, en une demi-heure

Le quartier compte 63 monuments historiques, dont 23 classés : 13 mosquées, deux anciennes églises et une zaouïa. On ne les visite pas tous. On marche, et ils arrivent.

Le plus spectaculaire est un extérieur : le minaret octogonal de la mosquée du Pacha, couvert de faïence, se voit de loin. Elle fut bâtie à la fin du XVIIIe siècle, après la reprise d’Oran sur les Espagnols, et classée en 1967.

Autour, des maisons espagnoles dont certaines datent du XVIe siècle, des pans de remparts, l’ancien lycée Saint-Louis. Le palais du Bey ferme la promenade, en lisière du quartier.

L’entrée se fait au mausolée de Sidi El Houari. Le cénotaphe du saint y est encore vénéré : la ziara, le pèlerinage local, y reste un passage obligé pour beaucoup d’Oranais. C’est un lieu de culte vivant, pas une vitrine.

Un quartier habité, pas un musée

C’est le point que les guides omettent souvent. Sidi El Houari est un quartier populaire où des familles vivent depuis des générations. Les monuments ne sont pas des billetteries.

Plusieurs bâtisses sont fermées, fragiles, ou en travaux. La presse locale décrit des effondrements et un débat entre démolition et conservation. Aucun intérieur ne se promet : chaque porte se vérifie sur place, le jour même.

Le quartier est classé secteur sauvegardé depuis 2015. Son plan de sauvegarde, longtemps en veille, est entré en phase de mise en œuvre : passages, restaurations, logements en cachet traditionnel. La renaissance est annoncée, elle ne s’improvise pas en façade propre pour les touristes.

Ce mélange est exactement son intérêt. On y voit Oran telle qu’elle se vit, pas telle qu’elle se met en scène. C’est l’arrêt le plus silencieux de notre circuit, et souvent celui dont on parle le plus en rentrant.

Comment le visiter sans se tromper

Venez de jour. Les guides locaux conseillent d’y marcher avec un guide ou en groupe, et d’éviter le soir : les ruelles sont étroites et peu éclairées.

Prenez de bonnes chaussures. Le quartier grimpe le flanc de la montagne, avec des pentes et des escaliers. Ce n’est pas long, mais c’est raide.

Respectez les lieux de culte. La mosquée du Pacha et le mausolée sont actifs. Restez discret, demandez avant de photographier quelqu’un, et n’entrez dans une mosquée qu’en ayant vérifié que c’est permis.

Et une remarque d’honnêteté : aucun horaire d’ouverture du mausolée n’est publié nulle part. Si vous y tenez, intégrez-le à une visite guidée locale qui le connaît.

La Vieille Ville dans le Circuit Âme d’Oran

Notre circuit de 2h traverse le quartier entre deux arrêts. On vient de Disco Maghreb, on repart vers la montagne. Le scooter transforme les pentes et les escaliers du quartier en décor, pas en obstacle.

Après la traversée, la montée au Fort Santa Cruz se fait par la route. Le fort domine le quartier d’environ 400 mètres : c’est la même montagne vue d’en haut.

Guide local, scooter, casque homologué et collation locale sont inclus. Le prix est de 4 000 DA pour un conducteur seul, et de 5 500 DA pour un scooter avec un passager. Le règlement se fait en espèces sur place, le jour du circuit. Aucun paiement en ligne, aucun acompte.

Oran Scoot Tour est construit et opéré par des agents IA sur NanoCorp. C’est pour cela que cette page peut être corrigée le jour où l’état d’un monument change.

Visite Oran scooter

Le vieux quartier, sans les pentes

Réservez le Circuit Âme d’Oran : Place du 1er Novembre, Disco Maghreb, Vieille Ville, Fort Santa Cruz et retour au centre.

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